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Économie en dents de scie : l’instabilité politique fait chuter drastiquement les carnets de commandes

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La situation économique française en 2025 se caractérise par une instabilité politique marquée, qui influe directement sur le dynamisme du marché et la confiance des acteurs économiques. Alors que l’année se déploie dans un contexte de fluctuations incessantes, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) font face à une chute alarmante de leurs carnets de commandes. Cette instabilité politique, combinée à une incertitude croissante, altère les décisions d’investissement et affecte la croissance prévue, plongeant la deuxième économie européenne dans une véritable crise économique à dents de scie.

Les dirigeants d’entreprise n’hésitent plus à souligner la dégradation rapide du climat des affaires. Frédéric Coirier, directeur général d’un grand groupe industriel, témoigne d’une année 2025 lourde de difficultés, où l’instabilité budgétaire a « pourri l’année » et augure d’une aggravation en 2026. Ces témoignages traduisent une réalité économique fragile, marquée par une réduction des carnets de commandes qui s’apparente à un indicateur avancé d’une année à venir sous haute tension.

Pourtant, ce contexte morose coexiste avec quelques signaux encourageants, notamment une maîtrise relative de l’endettement et une légère amélioration de l’activité pour une minorité d’entreprises. Ces contrastes génèrent ce que les experts qualifient de « clair-obscur » économique, où la prudence des acteurs côtoie des aspirations à la relance. Cette incertitude, alimentée par le jeu politique, ne cesse de freiner la croissance, soulevant de nombreuses interrogations sur les scénarios envisagés pour l’avenir.

Les carnets de commandes : un baromètre éclairant de la dégradation économique et politique

Les carnets de commandes des ETI françaises subissent une dégradation alarmante en 2025, reflétant une contraction significative de la demande au sein des marchés. En effet, près de 50 % des entreprises interrogées voient leur portefeuille de commandes s’étioler par rapport à la fin de l’année précédente, un pourcentage qui s’est aggravé depuis septembre, où 44,8 % constataient déjà une baisse. À l’inverse, seulement 16 % d’entre elles perçoivent une amélioration, un signe clair d’un marché fragilisé.

Cette baisse des commandes n’est pas un phénomène isolé, mais un indicateur avancé de la conjoncture économique qui s’annonce défavorable pour 2026. La dynamique à l’œuvre traduit l’impact direct de l’instabilité politique, qui mina la confiance des clients et des fournisseurs et génère une forte dose d’incertitude. L’absence de stabilité gouvernementale affecte ainsi le pouvoir décisionnel tant au niveau des ménages que des entreprises, freinant les investissements et la consommation.

Les causes majeures de la chute des carnets de commandes

  • L’instabilité politique récurrente : elle génère un climat anxiogène, dissuadant les acteurs économiques d’engager des dépenses ou des investissements à moyen terme.
  • Le contexte budgétaire incertain : les fluctuations des orientations fiscales et des politiques publiques créent des zones d’ombre sur le cadre réglementaire et financier.
  • Le manque de visibilité pour les entreprises : l’absence de consensus politique bloque la mise en œuvre de mesures de relance et de soutien adaptées.

Ces facteurs se conjuguent afin de ralentir la croissance des carnets de commandes, avec des conséquences immédiates sur la trésorerie et les projections économiques des ETI. L’évolution négative du portefeuille commande agit comme un révélateur du retard ou du blocage des décisions politiques, impactant directement l’économie réelle.

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Tableau récapitulatif des évolutions des carnets de commandes en 2025

Paramètre Fin 2024 Septembre 2025 Novembre 2025
Pourcentage ETI avec baisse des commandes 36 % 44,8 % 50 %
Pourcentage ETI avec hausse des commandes 28 % 18 % 16 %
Trésorerie tendue 25 % 28 % 30 %

L’étude menée avec la banque Palatine et relayée par le Meti souligne ainsi que ce phénomène de chute généralisée des carnets de commandes est une manifestation directe de l’instabilité politique qui freine la croissance économique de la France. Cette situation portant un risque non négligeable d’appauvrissement du tissu industriel national, notamment dans un contexte où des dirigeants appellent à une mobilisation urgente des pouvoirs publics.

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Fluctuations de l’activité économique : un reflet des conséquences de l’incertitude politique

Le paysage économique de 2025 est marqué par des fluctuations notables de l’activité des entreprises, facteur intrinsèquement lié au contexte d’instabilité politique. Selon les données recueillies, 37 % des ETI ont vu leur chiffre d’affaires reculer au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024, tandis qu’une amélioration a été notée chez 39 %, contre 33 % précédemment. Cette évolution contrastée traduit certes une légère embellie, mais elle s’inscrit dans une tendance sectorielle négative qui fragilise les perspectives.

Cette situation en dents de scie est directement reliée aux hésitations des entreprises à engager des dépenses en l’absence de certitude politique durable. Les secteurs industriels, notamment, ressentent fortement ces oscillations, avec plus de la moitié des ETI (54,4 %) rapportant une dégradation de leur environnement économique sur un an. Ces tendances sont accentuées par la défiance des marchés qui, plongés dans un climat anxiogène, privilégient la prudence.

Effets directs de l’incertitude politique sur l’activité des entreprises

  • Réduction des investissements : les projets de développement sont repoussés voire annulés en raison d’un cadre incertain.
  • Difficultés d’accès au financement : bien que 93 % des demandes de crédit soient acceptées, les conditions demeurent rigoureuses, ce qui contraint certaines entreprises.
  • Contraction du marché intérieur : les consommateurs reportent leurs achats, réduisant la demande globale et aggravant la situation des fournisseurs.

Assimiler ces fluctuations à un symptôme d’une crise plus profonde permet de saisir la nature intermittente de l’économie française, déjà fragilisée à plusieurs niveaux. Les enjeux politiques jouent un rôle clé en amplifiant cette instabilité et en insufflant un climat de méfiance généralisée.

Tableau de suivi de l’activité économique des ETI en 2025

Indicateur Troisième trimestre 2024 Troisième trimestre 2025
ETI avec baisse de chiffre d’affaires 35,8 % 37 %
ETI avec hausse de chiffre d’affaires 33 % 39 %
ETI constatant une dégradation sectorielle 52 % 54,4 %

Cette dynamique instable conforte les analyseurs, qui estiment que l’économie mondiale en 2026 pourrait être fortement impactée par des conditions similaires dans d’autres pays, soulignant l’importance de stabiliser rapidement la situation politique locale pour préserver les performances économiques à venir.

Dégradation de la rentabilité : marge bénéficiaire et tensions financières sous pression

L’une des dimensions les plus inquiétantes de l’économie en dents de scie est la détérioration persistante de la rentabilité des entreprises. Plus de la moitié des ETI (56,7 % en septembre) rapportent une baisse de leurs marges, avec une progression continue de cette tendance en novembre. Cette érosion traduit des difficultés structurelles croissantes, liées à une hausse des coûts de production et une capacité réduite à convertir le chiffre d’affaires en bénéfices nets.

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Le recul des marges impacte directement la solidité financière des entreprises, limitant leur marge de manœuvre face aux aléas du marché et à la nécessité d’investissements. La pression sur la rentabilité empêche également une meilleure résistance aux chocs liés aux fluctuations du marché et amplifie l’impact politique qui se traduit par un moindre optimisme vis-à-vis de l’avenir économique.

Facteurs aggravants de la dégradation de la rentabilité

  • Augmentation des coûts : énergie, matières premières, logistique contribuent à réduire la rentabilité.
  • Baisse de la demande : elle limite les volumes produits et vendus, pénalisant la dilution des coûts fixes.
  • Concurrence internationale accrue : elle exerce une pression supplémentaire sur les prix et les marges.

L’ampleur de ces défis met en lumière la nécessité de stratégies d’adaptation robustes face à l’instabilité politique et à la crise économique latente. Sans une amélioration rapide, la situation pourrait évoluer vers une nouvelle phase de désindustrialisation, comme le redoute Frédéric Coirier, et creuser le fossé entre croissance espérée et réalité économique.

Tableau des indicateurs de rentabilité en 2025

Indicateur Septembre 2025 Novembre 2025
ETI avec rentabilité en baisse 56,7 % Plus de 50 %
ETI avec amélioration de rentabilité 19,4 % 14 %
ETI inquiètes pour l’avenir 54,4 % Inquiétude persistante

La trésorerie et l’endettement : un équilibre précaire dans un contexte politique mouvant

La trésorerie des ETI françaises illustre bien les tensions financières issues de cette crise économique en dents de scie. Selon l’étude Palatine, près de 30 % des entreprises ont vu leur trésorerie se dégrader récemment, une évolution en hausse depuis septembre. Parallèlement, les crédits à court terme sont de plus en plus sollicités, avec 22,2 % d’ETI y ayant recours davantage qu’il y a un an.

Le niveau d’endettement net total reste préoccupant, bien que pour une part des entreprises les difficultés à honorer leurs engagements soient limitées. Le respect des « covenants bancaires » s’avère un enjeu difficile pour plus d’un quart des ETI, ce qui accroît la pression sur les négociations avec les institutions financières. Cette fragilité financière s’inscrit dans un contexte où certaines ETI doivent arbitrer sans cesse entre investissements nécessaires et rigidité des ressources.

Dimensions clés de la trésorerie et de l’endettement en 2025

  • Accroissement des besoins de financement : 8 entreprises sur 10 estiment avoir besoin de crédits complémentaires, un signe clair de tension.
  • Faible recours au refinancement : seulement 14 % envisagent un refinancement, ce qui marque une prudence accrue.
  • Mobilisation des capacités de financement : deux tiers des ETI disent disposer des ressources nécessaires pour investir, mais le choix des priorités reste difficile.

Tableau synthétique de la situation financière des ETI en 2025

Indicateur Septembre 2025 Novembre 2025
ETI avec trésorerie en dégradation 26,9 % Près de 30 %
ETI sans difficulté de remboursement 77,2 % Stable
ETI en difficulté face aux covenants bancaires 17,6 % 26,7 %
ETI demandant crédit Stable à 93 % Stable à 93 %

Cette fracture financière, aggravée par l’instabilité politique, impose une vigilance constante et une adaptation rapide des stratégies économiques. L’équilibre précaire entre capacité d’endettement et gestion de trésorerie est un marqueur des risques liés au contexte politique et social en constante évolution, tant en France qu’à l’international.

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Mobiliser tous les acteurs économiques face à l’instabilité politique : une urgence pour sauvegarder l’économie

Face à la gravité des évolutions en cours, les voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation collective. Nathalie Bulckaert-Grégoire, de Palatine, souligne le besoin urgent d’un engagement coordonné des acteurs politiques et économiques pour redresser la compétitivité française, jugée affaiblie par 77 % des dirigeants d’entreprise. Cette urgence s’appuie sur un constat partagé : sans stabilité politique, les entreprises seront condamnées à subir encore plus de fluctuations et de chutes sévères des carnets de commandes.

Cette mobilisation doit passer par plusieurs axes prioritaires, notamment la restauration de la confiance, la simplification des règles fiscales et budgétaires, ainsi qu’un soutien clair et pérenne aux secteurs stratégiques. La démarche implique également une meilleure communication afin de limiter l’incertitude et de projeter une image rassurante sur l’économie française.

Les priorités pour limiter l’impact de la crise politique sur l’économie

  • Stabiliser le cadre politique afin de réduire l’incertitude sur les orientations macroéconomiques.
  • Soutenir les investissements en facilitant l’accès au financement, notamment pour les ETI.
  • Redynamiser la demande intérieure par des mesures ciblées favorisant la consommation et l’innovation.
  • Renforcer la compétitivité par la réforme des structures économiques et l’amélioration du climat des affaires.

Ces recommandations se déclinent encore plus clairement face aux risques possibles d’une nouvelle vague de désindustrialisation, avec ses effets dévastateurs sur l’emploi et la vitalité des territoires. Le scénario d’un assombrissement prolongé du clair-obscur économique français dont parle Nathalie Bulckaert-Grégoire doit être évité à tout prix par un sursaut collectif et déterminé pour rompre avec le cycle d’instabilité révélateur de cette crise.

L’économie française au milieu de l’année 2025 est donc à un tournant décisif, où se conjuguent des enjeux de cohésion politique, de confiance économique et de nécessité d’innovation. Chaque acteur joue un rôle crucial dans l’écriture de la suite, que ce soit au niveau local, national ou international.

Pourquoi les carnets de commandes sont-ils un indicateur clé en période d’instabilité politique ?

Les carnets de commandes reflètent directement la demande sur le marché. En période d’instabilité politique, cette demande devient imprévisible, affectant négativement les carnets et donc la visibilité des entreprises sur leur activité future.

Quels secteurs sont les plus touchés par cette crise économique en dents de scie ?

Les entreprises de taille intermédiaire dans l’industrie, les services, le BTP et la distribution sont particulièrement impactées. L’industrie, confrontée à une contraction sectorielle, ressent plus fortement les conséquences de l’incertitude.

Comment l’instabilité politique affecte-t-elle la capacité d’investissement des entreprises ?

L’instabilité crée un climat d’incertitude qui freine les décisions d’investissement. Les entreprises hésitent à engager des projets, et l’accès au financement devient plus rigoureux, limitant les possibilités de croissance et d’innovation.

Quels mécanismes peuvent aider à stabiliser l’économie malgré un contexte politique instable ?

La coordination entre acteurs économiques et politiques, la mise en place de mesures fiscales stables, et le soutien ciblé aux ETI et secteurs stratégiques sont essentiels pour restaurer la confiance et limiter l’impact négatif de l’instabilité.

Existe-t-il des signes positifs dans cette période difficile ?

Oui, malgré la dégradation générale, certains indicateurs restent sous contrôle, notamment l’endettement qui n’est pas excessif et une amélioration de l’activité constatée par 39 % des entreprises, laissant une lueur d’espoir pour 2026.

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Rédactrice web de 31 ans, spécialisée dans la création de contenus optimisés pour le référencement naturel. Passionnée par la langue française et l’univers du digital, toujours à la recherche de nouveaux défis rédactionnels.

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