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Douze ONG dénoncent le transfert controversé des orques sauvées de Marineland vers l’Espagne

Le projet de transférer les orques Wikie et Keijo, sauvées du parc d’attractions Marineland fermé en 2025, vers le parc zoologique Loro Parque situé en Espagne ravive une vive controverse au cœur des débats internationaux sur la protection animale et le bien-être animal. Ce transfert soulève des inquiétudes majeures parmi plusieurs ONG européennes préoccupées par les conditions de captivité qui attendent ces animaux marins, notamment leur probable participation à des spectacles.

Contexte du transfert des orques de Marineland vers l’Espagne

Marineland, parc emblématique français autrefois célèbre pour ses spectacles aquatiques, a dû fermer ses bassins en 2025 à la suite d’une législation interdisant la détention d’animaux marins à des fins de divertissement. Parmi les pensionnaires encore présents, Wikie et son fils Keijo restent enfermés dans des bassins jugés en dégradation progressive, entourés de douze grands dauphins également concernés par le projet de relocalisation.

Après avoir envisagé plusieurs solutions, y compris l’euthanasie controversée, le gouvernement français a décidé de faire transférer ces cétacés vers Loro Parque à Tenerife d’ici juin 2025. Ce revirement suscite l’opposition farouche des associations de protection animale.

Les inquiétudes des ONG et du monde de la protection animale

Douze organisations environnementales européennes ont officiellement exprimé leur profonde inquiétude auprès des autorités espagnoles. Leur principale critique porte sur la nature même du parc Loro Parque qui, d’après l’ONG britannique Born Free, continue à exploiter les orques dans des spectacles et leur reproduction en captivité. Cet élément soulève un paradoxe puisque la loi française de 2021 vise précisément à interdire cette forme d’exploitation des animaux marins.

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Des études rapportent que quatre orques sont mortes prématurément au sein de Loro Parque entre 2021 et 2024, amplifiant la controverse autour des capacités d’accueil adéquates et du bien-être animal dans ce parc.

L’état préoccupant des bassins à Marineland et le dilemme des solutions

Lors d’une visite spontanée à Marineland, le ministre français de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a constaté la dégradation critique des installations où vivent encore les orques et dauphins. Il justifie ainsi la décision de transfert, soulignant que deux cétacés sont déjà morts dans ces conditions inadéquates, et que le maintien du statu quo ne serait pas envisageable pour garantir la survie de Wikie et Keijo.

Le transfert par avion-cargo devrait avoir lieu avant l’été, mais le coût élevé et les conditions logistiques imposent une date butoir avant la chaude saison. Cette échéance ajoute une contrainte supplémentaire au projet, fragilisant la sécurité et la stabilité des animaux concernés.

Le sanctuaire canadien, une alternative suspendue

Un projet parallèle envisageait d’accueillir ces orques dans un sanctuaire marin naturel en construction en Nouvelle-Écosse, Canada. Ce refuge représenterait un espace bien plus vaste, sécurisé par un filet océanique et respectant les besoins naturels des cétacés. Toutefois, des experts ont émis des doutes quant à la température trop froide de l’eau pour Wikie et Keijo, menant à la mise en pause de cette initiative prometteuse.

Débat scientifique et éthique autour des conditions de captivité à Loro Parque

Les experts de la Fundacion Loro Parque défendent la qualité de leur programme de conservation, mettant en avant l’enrichissement de l’environnement des orques et l’encadrement rigoureux des soins et recherches. Ils affirment que les comportements sociaux des orques captives au parc reflètent ceux observés dans la nature. Néanmoins, cette vision est vivement contestée par des organisations comme Inherently Wild, qui rappellent que les orques captives sont intrinsèquement sauvages et que leur confinement dans des bassins réduit drastiquement leur faculté naturelle à nager sur de vastes distances pouvant atteindre 161 km par jour en milieu naturel.

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La controverse s’intensifie également concernant la participation des orques à des présentations éducatives en lieu et place de spectacles, une distinction qui reste fortement débattue par les défenseurs du bien-être animal.

Perspectives d’avenir et tensions persistantes

Le transfert des derniers cétacés de Marineland vers l’Espagne cristallise des enjeux complexes et sensibles liés à la protection animale. Le choix imposé entre des installations en déclin et un parc controversé illustre les défis à relever pour assurer le respect du bien-être de ces animaux marins, tout en respectant les législations nationales et internationales en vigueur.

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Rédactrice web de 31 ans, spécialisée dans la création de contenus optimisés pour le référencement naturel. Passionnée par la langue française et l’univers du digital, toujours à la recherche de nouveaux défis rédactionnels.

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