Vers un nouvel accord mondial : des avancées sur le partage des agents pathogènes et des bénéfices dans le cadre du traité pandémique de l’OMS
Progrès marquants dans le partage des agents pathogènes sous l’égide de l’OMS
En 2025, un véritable tournant s’est opéré à Genève où les États membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont entamé pour la première fois des discussions autour du projet d’annexe du traité pandémique. Ce document vise à encadrer le système de partage des agents pathogènes et des bénéfices qui en découlent, appelé PABS. Véritable pierre angulaire de ce traité sanitaire, le PABS ambitionne de faciliter la coopération internationale afin de renforcer notre arsenal contre les futures pandémies.
Cette initiative, amorcée lors de la troisième réunion du Groupe de travail intergouvernemental (IGWG) qui s’est tenue début novembre, incarne la volonté mondiale de transformer les leçons de la crise COVID-19 en un cadre légal commun garantissant un accès aux vaccins plus rapide et un traitement équitable pour tous.
Un partage rapide et équitable : la clé d’une meilleure prévention des pandémies
Imaginez un monde où, dès l’apparition d’un agent pathogène à potentiel pandémique, les scientifiques peuvent y accéder en un temps record, analyser son génome et développer rapidement des outils de lutte : tests, traitements, vaccins. C’est l’objectif fondamental du système PABS. Il instaure un mécanisme de partage des bénéfices basé non seulement sur le don d’échantillons biologiques, mais aussi sur la redistribution équitable des gains liés à leur utilisation.
Ce partage fluide et justifié repose sur des engagements forts : les États participants s’engagent à fournir leurs données et agents rapidement, et les industriels à reverser une part significative des productions en cas de crise sanitaire majeure. Ce contrat social inédit vise à amplifier la solidarité internationale, véritable bouclier face aux crises sanitaires mondiales.
La solidarité au cœur du nouvel accord OMS pour une santé mondiale renforcée
Le Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué la détermination des membres à formuler des solutions communes face aux risques pandémiques. Selon lui, cette solidarité est la meilleure manière de renforcer notre santé mondiale. « Finaliser ce traité repose sur un engagement multilatéral qui promet de protéger l’humanité dans son ensemble », a-t-il déclaré.
Les négociateurs, même confrontés à des choix ardus, ont démontré que la coopération internationale pouvait triompher des intérêts individuels. Le processus, entamé en novembre, devrait aboutir à la présentation finale du document lors de l’Assemblée mondiale de la santé en mai 2026.
Futur proche : vers une adoption mondiale du traité et ses annexes essentielles
Au-delà des débats des États, une étape cruciale aura lieu dans les prochains mois avec la consultation directe des parties prenantes, incluant la société civile et les industries concernées. L’an prochain, le vote à l’Assemblée mondiale pourrait sceller l’adoption définitive de cet accord unique en son genre.
Une fois validé, le traité ouvrira la voie à une ratification rapide par les parlements nationaux, matérialisant ainsi une avancée majeure en terme de prévention des pandémies et d’équité sanitaire mondiale.
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